Résumés
Christine LOMBEZ, « L'étude des textes littéraires traduits : un nouvel objet d'investigations en littérature comparée ? », RLC LXXXVI, no 3, juillet-septembre 2012, p. 261-271.
Si la littérature comparée fonde ses investigations sur des textes traduits, la prise en compte de la traduction au sein des études littéraires en France n'a pas toujours été nettement affirmée, la primauté ayant été souvent donnée aux notions d'« influences » ou de « réception » pour rendre compte de l'étranger au sein de la littérature française. Les manuels de littérature comparée parus depuis la fin des années 1960, qui font une place assez inégale à la question de la traduction dans les études littéraires comparatistes, en témoignent. À partir d'un examen précis de ces publications qui reflètent l'attitude parfois ambiguë des chercheurs français face à la réalité de la traduction, on illustrera de façon plus concrète l'émergence récente des études de traductions en littérature comparée, les perspectives qui s'ouvrent à elles et leur utilité pour une meilleure compréhension de l'histoire littéraire française.
Michael Tilby, « La fille de l'avare, ou ce que l'Angleterre du XIXe siècle savait d'Eugénie Grandet » (in English), RLC LXXXVI, no 3, juillet-septembre 2012, p. 273-282.
Le lecteur monolingue anglais dut attendre 1859 pour avoir une version anglaise d'Eugénie Grandet. Cependant, les amateurs de théâtre londoniens, sans doute souvent à leur insu, avaient déjà pu se faire une idée du roman de Balzac.