Par « Arpenteurs romains » (Agrimensores), il est convenu de désigner une collection de traités techniques, de dates diverses, consacrés à la technique de mesure des terrains, au bornage des propriétés, au tracé des voies, etc., et aux principales contestations que peut rencontrer un arpenteur dans son travail (contestations, comme le précisent souvent les auteurs, de natures purement techniques et solubles toujours par des considérations techniques – à l'exclusion d'argumentations juridiques). Le présent volume (qui fait suite au vol. I, paru en 2005, avec une Introduction générale due à J.-Y. Guillaumin) regroupe les œuvres étroitement liées de deux arpenteurs : d'une part, Hygin (datable des années 97-102, mais que l'on ne doit pas confondre avec aucun des autres Hygin connus) et, d'autre part, Siculus Flaccus. De ce dernier, l'éditeur établit, pour la première fois sur des bases solides, une datation précise : Siculus est contemporain de Dioclétien, entre 292 et 312 ; dès lors, les nombreuses ressemblances que son œuvre présente avec celle d'Hygin doivent être regardées comme des emprunts à celui-ci.
Le texte repose sur une collation des quatre témoins autorisés (dont un manuscrit des Ve-VIe s.) ; en dépit de l'ancienneté de ces manuscrits, le texte, comme le montre J.-Y. Guillaumin, est fréquemment corrompu.