J'ai tout simplement tenté de faire revivre un peu les corsaires de Saint-Malo, plus particulièrement ceux qui opéraient de 1680 à 1730. Qu'étaient le commerce et le négoce entre ces dates ? Comment vivaient les capitaines-marins, les négociants et les armateurs, à la fin du règne de Louis XIV ou au commencement de celui de Louis XV ? Quels étaient leurs moeurs, leurs habitudes, leurs sentiments religieux et patriotique, l'esprit qui les animait envers le roi ? Que savons-nous de leurs hôtels et de leurs logis ? Quelle était leur attitude à l'égard de leurs équipages et de leur personnel domestique ? Trouve-t-on chez eux des escrocs et des aigrefins ? Quels furent, à l'apogée de la gloire et de la fortune de Saint-Malo, les principaux monteurs ou brasseurs d'affaires ? Quels furent les châtiments de ceux qui se montrèrent rebelles au roi ?
Voilà autant de questions auxquelles j'aurais bien voulu répondre. Il appartiendra au lecteur de dire si j'ai approché un peu d'un but que je n'ai jamais eu l'ambition d'atteindre.