C’est un défi existentiel majeur que la France se doit d’assumer rapidement en ces temps où notre monde subit, depuis si peu d’années, de tels bouleversements qu’induisent les brutales et exponentielles avancées des savoirs scientifiques et leurs utilisations pratiques. Paradoxalement, l’instruction de nos élèves et le respect dû aux professeurs et à autrui, n’a pourtant jamais connu, depuis plus d’un siècle, une telle dégradation qu’active l’emprise idéologique de « bien pensants », ignorant contradictoirement tout de ce qu’ont pu vivre et vivent des millions d’élèves confrontés, d’années en années, aux immenses difficultés éprouvées pour trouver légitime place en classe, adaptée à leurs besoins scolaires, jusque, trop souvent hélas, au renoncement définitif, plus ou moins précoce, qu’insufflait leur intime et malheureuse conviction de leur irréparable nullité personnelle !
C’est à la meilleure instruction du plus grand nombre de ses élèves que tout pays devra sa survie en des temps où les déterminantes avancées scientifiques et technologiques limiteront considérablement, au moins dans de premiers temps, les emplois et travaux jusqu’alors manuels ou péniblement physiques, que prennent désormais en charge des robots et des machines programmées, sous intangible contrôle toutefois, de personnels sachant les concevoir, les construire, les utiliser, les corriger, et les réparer.
Une certaine « coconnerie » a en quelque sorte englué grand nombre de nos élèves, depuis des décennies, dans un cadre général laxiste du « tout m’est per
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